samedi 27 juillet 2013

Notre peur la plus profonde

"Notre peur la plus profonde n'est pas d'être inadéquat.
Notre peur la plus profonde est d'être puissant au-delà de toute mesure.
C'est notre lumière, pas notre obscurité, qui nous effraie le plus.
Vous faire tout petit ne sert pas le monde.
Il n'y a rien d'édifiant à se rapetisser pour que les autres ne se sentent pas menacés.
Nous sommes nés pour manifester la gloire qui réside en nous.
Et si nous laissons notre lumière briller, nous donnons inconsciemment aux autres la permission d'en faire autant.
En nous libérant de notre peur, nous libérons automatiquement les autres."

Nelson Mandela, extrait du discours inaugural, 1994

lundi 24 juin 2013

Nos êtres chers ...


Avez-vous remarqué à quel point on se recentre lorsqu'on perd un ami  ou qu'un être cher tombe malade ? Tout ce qui nous paraissait important devient alors subitement vain !

L'univers se simplifie à l'extrême et s'articule autour de cette vie, brusquement mise en lumière comme s'il nous fallait cet arrêt sur image pour nous rendre compte à quel point elle nous est chère et combien elle compte pour nous.

Nos obligations, ces rôles auxquels on consacre une partie de notre vie, nous apparaissent alors pour ce qu'ils sont : des rôles. La vie, la vraie, est ailleurs : dans un sourire, une main qui se pose, un dialogue où les mots sont inutiles puisque ce sont les yeux qui, silencieusement, traduisent nos espoirs et nos doutes et racontent la richesse des moments partagés.

J'aime me le rappeler, pas vous ?

Quand il ne nous restera plus rien, il nous restera ça. Ces liens qui nous rattachent à certaines personnes ou ces attirances d'âmes, qui nous touchent au coeur et nous font gagner en force et en profondeur.

Merci à toutes celles et ceux qui ont, par leur présence ou parfois leur absence, contribué à faire me sentir vivante, vibrante, silencieuse, amoureuse, malheureuse ou confiante, mais si présente à moi-même. Puissiez-vous encore longtemps faire partie de ma vie ...

vendredi 1 février 2013

Wonder Woman c'est moi !


Wonder Woman, c’est moi. De ma panoplie, on ne voit que les bottes. Je laisse lasso et diadème dans mon sac, pour éviter qu’on  s’imagine des choses à mon sujet. N’empêche, en matière de super-pouvoirs, j’assure !

6h25 : première sonnerie du réveil. Ce n’est pas celle à laquelle je me lève, c’est celle qui m’informe que la nuit est finie et que même si je n’ai pas été raisonnable la veille (coucher après minuit) il va quand même falloir que je me lève.

6h35 : alarme spéciale,  qui m’avertit cette fois qu’il est VRAIMENT l’heure de me lever ! L’alarme spéciale est conçue pour réveiller les gens comme moi, c’est à dire qu’elle sonne à intervalles réguliers jusqu’à ce que …je me lève ou que l’un de mes enfants proteste : « maman, ton réveil arrête pas de sonner !

6h40 : je me dirige à tâtons vers la salle de bains. Comme je ne suis pas encore « caféinée », j’ai l’air d’une personne qui aurait perdu ses lunettes …

6h45 : Debout devant l'armoire : mais que vais-je bien pouvoir mettre ?? La super-héroïne est une femme comme les autres, qui se concentre en silence pour que vienne l’inspiration et si possible vite ! Il paraît que les femmes s’habillent en fonction de leur état d’esprit, raison pour laquelle chaque matin nous plonge dans un abîme de perplexité, là où un homme attraperait simplement le premier jeans et la  première chemise qui lui tomberait sous le bras.

6h55 : j’avale ma potion magique (café) tandis que mon fils  me raconte les dernières péripéties du jeu Minecraft … Problème, mon cerveau embrumé refuse catégoriquement  toute intrusion de ce type à une heure si matinale… je me contente donc de marmonner « hmmm » pour faire celle qui a compris, tout en lui préparant une tartine.

7h05 : brossage de dents et maquillage. Une version Photoshop compatible avec l’environnement « Miroir Salle de Bains » n'existant pas encore,  le résultat est assez approximatif !!! Bon, on voit que je n’ai pas assez dormi ou pas ?

7h15 : le quart d’heure qui suit est destiné, en vrac, à ranger  tout ce qui traîne, aérer l’appartement, répondre aux questions croisées de mes enfants, chercher mon porte-monnaie pour donner à ma fille de quoi s’acheter un repas, sortir les poubelles, signer la feuille de route de mon fils pour la maîtresse, choisir une écharpe ou un bijou de Anne (mais j’en ai tellement !) puis chercher mes clés, mon téléphone et …c’est l’heure !!!

7h30 : tout le monde quitte la maison. Je me télé-transporte jusqu’au bureau ;)

7h40: j’entre dans l’ascenseur, j'ai l'air crevée !!!

7h42 : je sors de l’ascenseur, j’ai l’air tout à fait reposée !  (l'effet wonderwoman ou l'effet blush, allez savoir :)

7h45 : je m’installe à mon bureau, qui se  trouve juste à côté de la machine à café. C’est vraiment une chance car une deuxième, voire une troisième doses sont parfois nécessaires au bon démarrage de la journée.

Ah ! mon chef arrive ! Ce qu’il faut préciser, c’est que mon chef a une gestion du temps très particulière. Et vu que j’ai toujours été nulle en maths, je n’ai pas encore trouvé la formule qui me donnerait le bon résultat (mais à vrai dire je ne suis pas la seule). S’il m’annonce « on se voit dans 10 minutes » il est fort possible qu’il m’appellera dans une heure, voire même deux ou qu’il m’oubliera carrément pour filer à un rendez-vous urgent en me laissant un tas de problèmes à régler sur les bras. Mais parfois, 10 minutes sont vraiment 10 minutes et là bien sûr, il me prend complètement au dépourvu ! Je le soupçonne parfois de le faire exprès !

La journée est longue et je n’ai guère le temps de lever les yeux de mon ordi. Heureusement qu’il y a les  collègues qui passent me dire bonjour en allant à la machine à café, sinon je deviendrais  vraiment asociale :(

17h30 : Je quitte le bureau… la télé-transportation à ces heures a quelques ratés. Toutes les  supers-héroïnes rentrent en même temps et le réseau est saturé !

Je passe à la migros du coin où il n’y a même pas la queue (je vais être honnête : à la poste, ça ne marche pas et j’attends des heures, comme tout le monde !  Supers-pouvoirs où êtes-vous ?

Je rentre généralement chez moi chargée comme une mule alors que je m’étais promis de ne prendre que quelques trucs pour faire le repas du soir. Mon dos proteste, moi non, j’ai l’habitude. Vive les cours de Pilates.

18h30 : j’arrive dans mon "home sweet home" et dès que j’ai ouvert la porte, j’ai droit à un « coucou maman » bientôt suivi de l’incontournable  « qu’est-ce qu’on mange ? » mais jamais : « t’as passé une bonne journée ? ou variante « t’es pas trop fatiguée ? » C’est le moment où mes superpouvoirs me laissent tomber !

A partir de 19h00 : je quitte mon habit d’héroïne et je redeviens une femme normale, en jeans et en t-shirt, qui s’affale sur le canapé à la première occasion. De mon poste de récupération, il m’arrive d’observer une de mes orchidées et de me dire : « cette plante a besoin d’eau, il faut absolument que je m’occupe de cette plante ! » mais comme j’ai dépensé ce qui me restait d’énergie à préparer un repas et à écouter mes enfants me raconter leurs problèmes, je ne bouge pas d’un pouce (heureusement, les plantes ne crient pas aussi fort que les enfants et ne disent jamais : « quand est-ce qu’on m’arrose ! »

Faute de soins appropriés, ma pauvre orchidée finira  par atterrir chez le père de mes enfants qui n’a pas son pareil pour leur donner une seconde vie ! Eh oui, les supers-pouvoirs ne sont pas réservés qu’aux femmes !

Ce qu’il y a de génial dans mon rythme biologique, c’est que quelques heures plus tard, je suis à nouveau très en forme. Je vais enfin pouvoir entamer ma seconde journée, la vraie, celle qui m’appartient, et où je ne fais que ce qui me plaît !

Debout sur mon lit, je remets mes bottes, mon bustier, je sors mon lasso et …..
Non, je plaisante !!!



Anita Hochstetter, janvier 2013 ...........................................................................................................................................

jeudi 31 janvier 2013

Poème de Khalil Gibran

Vos cœurs connaissent en silence les secrets des jours et des nuits.
Mais vos oreilles se languissent d’entendre la voix de la connaissance en vos cœurs.
Vous voudriez savoir avec des mots ce que vous avez toujours su en pensée.
Vous voudriez toucher du doigt le corps nu de vos rêves.
Et il est bon qu’il en soit ainsi.
La source secrète de votre âme doit jaillir et couler en chuchotant vers la mer,
Et le trésor de vos abysses infinis se révéler à vos yeux.
Mais qu’il n’y ait point de balance pour peser votre trésor inconnu,
Et ne sondez pas les profondeurs de votre connaissance avec tige ou jauge,
Car le soi est une mer sans limites ni mesures.
Ne dites pas: “J’ai trouvé la vérité”, mais plutôt: “J’ai trouvé une vérité”.
Ne dites pas: “J’ai trouvé le chemin de l’âme”. Dites plutôt: “J’ai rencontre l’âme marchant sur mon chemin”.
Car l’âme marche sur tous les chemins.
L’âme ne marche pas sur une ligne de crête, pas plus qu’elle ne croit tel un roseau.
L’âme se déploie, comme un lotus aux pétales innombrables.


-Khalil Gibran- 


 

Salwa Al Neimi, La preuve par le miel

"Plus tard, des années après le départ du Penseur, j'ai compris que chacun de nous a un Penseur, un ou une, unique ou multiple, qui l'attend quelque part en ce monde pour le révéler à lui-même, pour l'aider à déployer ses pouvoirs, pour aller plus loin dans son labyrinthe intérieur.

Des années après le départ du Penseur, j'ai compris que chacun de nous à un Penseur qui l'attend à un moment de sa vie, sur l'un des chemins de sa vie.

Le Penseur n'a fait que lever le voile sur ce que j'avais déjà rassemblé pour le vivre. Il est arrivé pour que j'accède au sens."

Salwa Al Neimi, La preuve par le miel

 fatma

Se dire au revoir

Se dire au revoir

http://www.youtube.com/watch?v=rRY-FWTD0jE

Alessandro Baricco, Novecento Pianiste.

"Et il savait lire, pas les livres, ça tout le monde peut, lui, ce qu'il savait lire, c'était les gens. Les signes que les gens emportent avec eux : les endroits, les bruits, les odeurs, leur terre, leurs histoires ... écrites sur eux, du début à la fin."
Alessandro Baricco, Novecento Pianiste.

dimanche 20 janvier 2013

LUI

Dans le poème qui suit, j'ai essayé d'exprimer ce que j'ai ressenti lorsque j'ai commencé à danser le tango. Des sensations similaires à celles de l'état amoureux naissant ....

LUI

Je l’observe, intéressée mais pas conquise
J’aime son allure, son mystère, sa maîtrise
Il m’attire mais je garde mes distances
J’hésite encore à céder à ses avances

Il occupe mes pensées, m’inspire, me ravit
Disparaît de ma vue et à nouveau surgit
C’est lui qui mène le jeu malgré les apparences
Lui qui me dirige mais moi qui ouvre la danse

J’accueille sa présence et j’élargis mon espace
Ancrée à lui, je glisse, bras et jambes à leur place
Mon corps tout entier se met au diapason
Des accords sensuels de sa partition

La connexion qui se crée n’obéit à aucune loi
Elle est intensité, cadence et don de soi
Réussie, elle ouvre des horizons insoupçonnés
Si ardents que je décide de m’y abandonner


Anita Hochstetter, janvier 2013…………………….


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Louise Bourgeois (1911-2010)

J’aime Louise Bourgeois, cette plasticienne née à Paris et morte à New York au printemps 2010, âgée de 99 ans. Elle a créé, entre autres, d’énormes araignées de métal.
Ma préférée s’appelle « La Mère ». Gigantesque, elle forme un carcan avec ses longues pattes fines. Un habitat ouvert dont l’espace est pourtant cloisonné.
Au travers de sa démarche artistique, qu'à donc voulu transmettre Louise Bourgeois ? Les femmes sont-elles des araignées ? Enferment-elles les hommes dans une toile au maillage si transparent qu’il ne se voit pas bien qu'ils s'y sentent pris au piège ?
Je suis mère et j’ai un fils. Je m’interroge sur la portée de cette relation si particulière qui unit le garçon à celle qui lui servira (consciemment ou  non) de référence face aux femmes qui traverseront son existence.
Certains hommes adorent leur mère, d’autres la détestent. Mais tous y sont attachés, d’une manière ou d’une autre.
La situation est différente pour les femmes dans le sens où, partageant le même sexe, les filles se sentent investies d’une mission de prolongement. En donnant la vie à leur tour, elles paient symboliquement leur dette.
Les hommes en sont privés. Restent-ils alors "enfermés" dans cette toile tissée par celle qui les a mis au monde ? Est-ce la raison de cette « impossible séparation » dont parle Anne-Laure Gannac dans son ouvrage du même nom ?

Christian Bobin écrit :
« Les femmes viennent du plus lointain de la vie des hommes, elles sortent de l’enfance des hommes, on dit qu’elles gouvernent cette enfance  mais ce n’est pas vrai, il suffit d’aller dans un jardin public et de regarder les mères avec leurs enfants, pour voir : elles ne gouvernent pas, elles veillent. Elles veillent sur l’incendie  naissant d’enfance, elles aident le feu de vie à prendre. Plus tard, beaucoup plus tard, elles regardent ceux qu’elles ont faits rois et qui ne savent plus leur parler. Les hommes, ce sont les devinettes qui les rassurent – devinettes du pouvoir, de l’argent, de la force. Devant les femmes ils disent : « Je ne devine rien, c’est un mystère ». Ce qu’ils appellent mystère, c’est la simplicité des femmes, et c’est leur solitude, cette force de solitude en elles, en chacune d’elles, cette manière qu’elles ont de tenir leurs enfants, leurs maris, leurs amants, le bleu du ciel et l’ordinaire des jours à bout de bras. Les femmes sont seules au début, au milieu et à la fin de leurs jours et elles reçoivent de cette solitude le sacre d’intelligence. Les hommes regardent les femmes brûler et c’est quand ils se taisent qu’ils en parlent le mieux ».
  

samedi 19 janvier 2013

"D'un oeil, observer le monde extérieur, de l'autre, regarder au fond de soi-même".
Amedeo Modigliani

mercredi 16 janvier 2013

"J'ai des ailes à déployer. Elles sont immenses, car je les fais pousser depuis si longtemps".
Sophie Fontanel, Grandir.